Archives de catégorie : Communiqués de presse

Communiqué du mardi 1er avril 2009

La Sorbonne bloquée
En grève depuis près de deux mois, la situation continue de se radicaliser à l'université Paris-Sorbonne.

Suite à la décision de l'Assemblée Générale du lundi 30 mars 2009, la Sorbonne est bloquée par la communauté universitaire. Depuis 7h30 du matin, L'université de Paris-Sorbonne est bloquée par 150 personnes (étudiants et enseignants). Les piquets de grève sont tenus sur les entrées des rues de la Sorbonne et Saint-Jacques. Le blocage se déroule sans heurt, malgré les comportements virulents des services du Rectorat et d'une dizaine d'étudiants « antibloqueurs ».

Ce blocage est la conséquence de la décision de l'Assemblée Générale commune de Paris I et Paris IV du lundi 30 mars 2009. Le manque d'écoute totale des ministres de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et de l'Education Nationale pousse les étudiants à bloquer leur université. C'est aussi le signe d'une radicalisation croissante du mouvement universitaire. Les étudiants de Paris I et Paris IV demandent toujours l'abrogation de la loi LRU et des décrets de réforme (« Masterisation » des concours de l'enseignement,  Statut des enseignants-chercheurs,
Contrat doctoral) ainsi que la titularisation des personnels BIATOSS.

Nous regrettons de devoir employer des moyens d'actions si directs; or la situation de mépris dans laquelle nous sommes tenus ne nous permet pas d'agir autrement. La prochaine Assemblée Générale se déroule jeudi 2 avril, en amphi Richelieu à 11 heures. Elle décidera de la poursuite ou non de cette modalité d'action.

Communiqué du samedi 14 mars 2009

Suite au communiqué des ministères de l’Education Nationale (MEN) et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (MESR), l’Association Générale des Etudiants de Paris IV Sorbonne constate que le gouvernement n’a absolument pas pris en compte les contestations actuelles formulées par la communauté universitaire et les IUFM concernant le décret sur la réforme de la formation et les concours de recrutement des enseignants des premier et second degrés.

Aucune modification sur le fond de la réforme, pourtant au cœur de la protestation actuelle, n’est apportée. Le MESR se contente de signifier une application sur deux années, sans modifier une ligne du projet. Les précisions sur les mesures d’aide financière montrent une méconnaissance des problématiques rencontrées par les candidats aux concours de recrutement des enseignants dans l’Education Nationale. De plus, le gouvernement ne prend pas en compte que la préparation à un concours et la rédaction d’un mémoire de master sont deux travaux qui demandent un investissement total de la part de l’étudiant qui ne peut se permettre une activité trop prenante à côté pour financer ses études.

L’AGEPS dénonce :
– Le caractère régressif de la réforme proposée par le MESR par la dégradation de la qualité de formation des futurs enseignants ;
– La dévalorisation effective du master ;
– Le mépris exprimé par MESR envers les étudiants aspirant à la vocation d’enseignant quant aux mesures d’accompagnement financier ;
– L’utilisation d’une main d’œuvre bon marché pour des missions de service public d’éducation nécessitant un corps professoral nombreux et de qualité ;
– Le caractère éminemment dangereux de la réforme pour la démocratie, la vocation citoyenne et l’avenir des Humanités.

L’AGEPS souligne toutefois qu’il s’agit d’un premier recul du gouvernement sur l’application de la réforme. Cela signifie qu’il est nécessaire de maintenir la pression et de renforcer la mobilisation actuelle, afin d’appuyer l’absolue nécessité du retrait dudit décret.
L’AGEPS rappelle enfin son soutien au mouvement des personnels enseignants et BIATOSS des universités et condamne fermement les effets négatifs de la loi sur Liberté et Responsabilité des Universités (LRU) sur les conditions de travail des usagers et employés des universités.

Communiqué du Vendredi 19 mars 2009

L’Association Générale des Etudiants de Paris Sorbonne, syndicat majoritaire de l’université de Paris IV Sorbonne, constate que le Rectorat de Paris emploie, depuis le début du mouvement étudiant, des mesures de surveillances et de sécurité de plus en plus drastiques.
 
L’ AGEPS dénonce :
 
1° la mise en place de caméras de surveillance sur la chapelle de l’université depuis
le lundi 9 mars ;
 
2° la prise des cartes d’étudiants, en relevant les  noms et prénoms de certains
étudiants mobilisés ;
 
3° les pressions verbales répétées de la part des responsables de la sécurité du
Rectorat;
 
4° l’emploi d’une entreprise de sécurité (Centaure sécurité), mais aussi le déploiement massif de compagnies de CRS et de Gendarmes Mobiles. Ces renforts sécuritaires font preuve d’un zèle démesuré pour empêcher les étudiants de rentrer dans l’enceinte du bâtiment. Nous observons de plus que les forces de l’ordre entrent régulièrement dans l’université, alors que cela leur est interdit.
 
Enfin, Le Rectorat empêche l’entrée des personnels de l’université (non fonctionnaires), alors que les étudiants bloqueurs acceptent de les laisser entrer dans l’enceinte de l’université.
 
L’AGEPS rappelle, qu’une « liste noire » a été mise en place durant les mouvements contre le CPE et la LRU. Cette liste, utilisée par le Rectorat, empêcha un grand nombre d’étudiants de rentrer dans leur université, pendant plus d’un mois.

Les étudiants et les personnels de Paris IV, réunis mardi 10 mars en Assemblée Générale, ont voté, à une large majorité, le blocage de l’université pour la journée du mercredi 11mars. Elle se prononce toujours, et cela depuis cinq semaines, contre les décrets de « Masterisation », du contrat doctoral, de la modification du statut des enseignants-chercheurs et plus généralement contre la loi LRU.
 
Ce blocage montre une montée en puissance du mouvement des personnels de l’université et des étudiants. Il montre aussi une radicalisation du mouvement face au manque total d’écoute du gouvernement, qui refuse toujours l’abrogation des décrets et de la LRU.

Communiqué de l’AGEPS du mercredi 11 mars 2009

L’Association Générale des Etudiants de Paris Sorbonne, syndicat majoritaire de l’université de Paris IV Sorbonne, constate que le Rectorat de Paris emploie, depuis le début du mouvement étudiant, des mesures de surveillances et de sécurité de plus en plus drastiques.

L’ AGEPS dénonce

1° la mise en place de caméras de surveillance sur la chapelle de l’université depuis le lundi 9 mars;

2° la mise en place d’une liste prenant les noms et prénoms des étudiants mobilisés.

3° les pressions verbales répétées de la part des responsables de la sécurité du Rectorat;

4° l’emploi d’une entreprise de sécurité (Centaure sécurité), mais aussi le déploiement massif de compagnies de CRS et de Gendarmes Mobiles. Ces renforts sécuritaires font preuve d’un zèle démesuré pour empêcher les étudiants de rentrer dans l’enceinte du bâtiment. Nous observons de plus que les forces de l’ordre entrent régulièrement dans l’université, alors que cela leur est interdit. Enfin, Le Rectorat empêche l’entrée des personnels de l’université (non fonctionnaires), alors que les étudiants bloqueurs acceptent de les laisser entrer dans l’enceinte de l’université.

L’AGEPS rappelle, qu’une « liste noire » a été mise en place durant les mouvements contre le CPE et la LRU. Cette liste, utilisée par le Rectorat, empêcha un grand nombre d’étudiants de rentrer dans leur université, pendant plus d’un mois.

Communiqué du dimanche 15 février 2009

En novembre 2007, les étudiants se mobilisaient pour défendre l’université française en demandant l’abrogation de la LRU, relative aux Libertés et Responsabilités des universités.
En janvier 2009, les enseignants-chercheurs et les étudiants se mobilisent à nouveau pour demander le retrait des décrets concernant la masterisation des concours de recrutement des personnels d’enseignement (création de Master « Métiers de l’enseignement »), le statut des enseignants-chercheurs et la réforme du contrat doctoral. Ils s’élèvent aussi contre le nouveau mode de financement à la performance des universités. L’université Paris-Sorbonne est en grève active depuis le 2 février 2009. A la tête d’un mouvement unitaire, les étudiants et les enseignants participeront en début de semaine à plusieurs actions.
 
En réponse au discours de Nicolas Sarkozy du 23 février 2007, une « lecture- marathon » de la Princesse de Clèves se tiendra lundi 16 février à partir de 15h devant le Panthéon.Mardi 17 février et mercredi 18, des cours (pour certains en toge professorale) auront lieu en plein air dans le quartier Latin à l’initiative des enseignants-chercheurs de Paris IV. Par exemple, des cours d’histoire de l’art dispensés par des professeurs et des maîtres de conférences auront lieu le mardi à 15h, place du Panthéon.

Par ailleurs, des assemblées générales étudiantes et enseignantes se tiennent régulièrement dans les différents centres de Paris-Sorbonne (Malesherbes, Clignancourt,
Michelet, Sorbonne).
 
L’Association Générale des Étudiants de Paris-Sorbonne (AGEPS) appelle tous les étudiants à se rendre à ces différentes actions, aux Assemblées générales et à la manifestation nationale du 19 février.
 
Les réformes actuelles promettent un sombre avenir au monde de l’Enseignement Primaire, Secondaire, Supérieur et de la Recherche. L’AGEPS affirme son désaccord avec ces réformes et appelle à leur retrait avant toute ouverture de réelles négociations. De plus, suivant les votes de la coordination nationale étudiante, elle réaffirme la demande d’abrogation de la LRU, consciente que les réformes actuelles en découlent.