Mobilisation (suite)

Entre mercredi et jeudi, Paris IV a vécu à l'heure de la mobilisation contre la loi LRU, avec une Assemblée Générale sur chacun des grands centres de cours et une manifestation ce jeudi après-midi en direction du ministère.

A Clignancourt, l'AG a eu lieu mercredi à 12h et le blocage partiel a été voté (c'est à dire le blocage les jours de manifestation). Il semble que l'AG se soit déroulée dans une ambiance un peu meilleure que la précédente.

A Malesherbes, l'AG de jeudi 12h a réuni environ 80 étudiants, sans que le blocage ne soit voté. Comparé à la précédente, qui avait rassemblée 600 étudiants, on constate un net recul en terme de présence. Il va falloir remédier à cela et l'AGEPS appelle tous les étudiants à se rendre en Assemblée Générale.

A Michelet, l'AG a eu lieu à 11h ce jeudi et elle a rassemblé environ 120 personnes. Un bilan de la mobilisation a été fait et des perspectives ont été abordées, notamment l'organisation de cours alternatifs, débats sur l'avenir de l'université ou des filières comme l'histoire de l'art ou l'archéologie. 2 déléguées (1 ancienne et 1 nouvelle) ont été mandattées pour se rendre à la coordination nationale, à Lille, avec un mandat semi-impératif. Le blocage a été voté pour les jours de manifestation, c'est à dire à compter du jour même. La prochaine Assemblée Générale aura lieu lundi matin dans le grand amphi.

A la Sorbonne, l'AG de ce matin à 10h a réuni de 250 à 400 étudiants selon les moments. L'importance de la construction d'actions et d'évènements en commun avec les enseignants et personnels universitaires a été rappelée.  La grève avec piquets de grève (blocage) a été voté, et la Sorbonne devrait donc être fermée demain matin (vendredi). 5 délégués (1 ancien et 4 nouveaux) ont été mandatés pour aller à la coordination nationale de Lille ce week-end.

La manifestation d'aujourd'hui a rassemblé plusieurs milliers d'étudiants, qui sont partis de la Sorbonne pour aller vers le ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Evidemment, malgré le fait que le parcours avait été déposé, des camions anti-émeute et nombre de CRS ont arrêté la manifestation en empêchant toute sortie des étudiants du côté du Panthéon, créant ainsi un dangereux goulot d'étranglement qui aurait pu faire dégénérer la situation. Les étudiants, responsables, ne sont pas tombés dans le piège, mais vu la configuration des lieux, on est en droit de se demander ce que voulaient vraiment ceux qui avaient mis en place le barrage. La manifestation s'est dispersée vers 18h.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *