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Communiqué – attentats 13/11/2015

Avant hier à Paris et en région parisienne surgissait l’effroi. Aujourd’hui, le chagrin est omniprésent. L’AGEPS adresse ses pensées et ses sincères condoléances aux familles et proches des victimes.

Courage à tous, sachez qu’on vous aime, et si vous souhaitez venir parler, boire un coup ou même manger du fromage, on est là.

L’Association Générale Des Étudiants de Paris-Sorbonne.

©Jean Jullien

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Lettre ouverte : égalité femme-homme

Lors du conseil d’administration du 25 septembre 2015, l’AGEPS a fait part de sa lettre ouverte concernant la mise en place d’une mission égalité femmes-hommes ainsi que la création d’une cellule de veille et d’information sur le harcèlement sexuel.

Il nous avait été répondu, une fois de plus, que tout était prévu et que les choses allaient être mises en place incessamment sous peu. De plus, il nous avait été dit que l’organisation de cette mission et de cette cellule de veille avait été faite en collaboration avec le collectif CLASHES.
Au vu de la stagnation de la situation, nous avons contacté le collectif CLASHES. Celui-ci nous a informé qu’il n’avait jamais été sollicité par notre université.
À une semaine de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l’AGEPS s’indigne du peu de sérieux que semble avoir notre université quant à cette question et ne compte pas s’arrêter là.

Suppression des aides du CROUS pour les agrégatifs : un scandale !

La nouvelle choque et ce à raison. Le CROUS ne donnera plus de bourses aux étudiants qui préparent l’agrégation. Ce concours permet de recruter les futurs professeurs de l’enseignement secondaire (collège et lycée) mais il constitue aussi une étape difficilement contournable pour qui souhaite se tourner vers une carrière d’enseignant-chercheur.

Ce changement de politique est brutal, les étudiants préparant ou souhaitant préparer l’AGREG ne sont avertis que lorsqu’ils font la demande d’une bourse ou demandent son renouvellement. Ils se retrouvent ainsi dans une situation extrêmement précaire, faussement justifiée par le fait que ces étudiants préparent un concours et ne sont pas dans un cursus « classique » licence-master-doctorat. Cette excuse est honteuse et démontre une méconnaissance réelle du monde universitaire, où les étudiants préparent souvent l’AGREG à l’issue de leur Master 2 en considérant que c’est une suite logique à leurs études.

Cette mise en application brutale, sans communication, ni du CROUS ou du CNOUS ni du ministère, met les étudiants face au fait accompli en prenant le risque de détruire des parcours pour l’instant irréprochables. Professeurs comme étudiants sont choqués par cette nouvelle encore méconnue de la grande majorité de la communauté estudiantine (qui poursuit des parcours qui peuvent leur être pourtant bloqués).

Comment accepter que la préparation d’un concours aussi exigent que l’AGREG puisse se faire sans aide de l’Etat alors que les coûts qu’elle engendre (livres, conférences, expositions…) la ferment à tous les revenus modestes ? La préparation de ce concours exige du candidat une disponibilité totale, il est donc impossible de financer par soi-même son année à moins que l’étudiant puisse compter sur ses parents, s’ils sont à même de l’aider financièrement.

C’est là que réside le plus grand scandale : avec cette décision, le ministère ferme tout simplement les portes de l’agrégation à tous les étudiants qui ne peuvent se reposer sur  les revenus de leurs parents. Ce concours, voie d’accès à la fonction publique et aux emplois d’enseignants, n’est donc plus du tout accessible à tous et interdit l’égalité des chances par une discrimination sociale. Nous sommes désormais dans un schéma où les étudiants aisés peuvent tenter des concours donnant accès à l’emploi tandis que les moins fortunés s’ils veulent réussir à avoir les mêmes possibilités devront se tourner vers des emprunts qui, même dans le cas de réussite au concours, les pénaliseront à leur arrivée sur le marché du travail. Il semble désormais que l’enseignement supérieur ne soit plus ouvert qu’aux plus aisés, que l’on souhaite être professeur ou étudiant.

Défendons les APL pour tous !

Dernièrement, de nombreuses rumeurs ont circulé concernant la suppression des Aides Personnalisées au Logement (APL) pour les étudiants non-boursiers et la mise en place d’un « SMIC transitoire » (inférieur au SMIC actuel).

Dénuée de toute réflexion sur le système d’aides sociales actuel et ne prenant pas en compte le niveau élevé du prix des loyers notamment à Paris, l’idée d’une suppression des APL serait une catastrophe pour les conditions de vie sociales des étudiants. Or les APL leur permettent de payer plus facilement loyer et charges d’un logement. Selon l’OVE, près de la moitié des étudiants se salarient au cours de l’année universitaire, sans compter ceux travaillant au noir. Supprimer les APL pour les étudiants non boursiers, c’est donc avant tout leur rajouter un poids, détériorer leurs conditions sociales et même défavoriser la réussite de leurs études.

Quant à l’idée d’un SMIC transitoire défendue par le Président du MEDEF, Pierre Gattaz, celui-ci se situe dans la droite ligne précarisant du SMIC jeune de 1994 et du Contrat Première Embauche de 2006. Cela constituerait une précarisation et une fragilisation inacceptables des conditions de travail.

L’AGEPS s’oppose donc à la mise en place d’un quelconque « SMIC transitoire », qui s’apparenterait plus à de l’exploitation qu’à un travail régulier. Elle affirme enfin son opposition à la suppression comptable des APL pour les non-boursiers, et soutient la mise en place d’une allocation d’autonomie « universelle mais individualisée (selon les conditions de vie locales) et [s’accompagnant] d’un encadrement et d’un suivi personnel ».

Journée internationale des droits de la femme : où en est-on à l’Université ?

Suite à la tenue de la journée internationale des droits de la femme le 8 mars dernier, l’AGEPS réagit au principe de cette journée et en profite pour rappeler les difficultés d’imposer une véritable égalité des sexes au sein de l’Université française

Lénine a fixé cette date en 1921 pour souligner le rôle que jouèrent les femmes dans la révolution. Elle est, depuis, devenue l’occasion de promouvoir les droits des femmes dans le monde, et de noter les progrès faits en ce sens.

Le thème étant vaste, nous nous proposons de nous concentrer sur les progrès accomplis et ceux à accomplir actuellement dans les universités françaises. Nous avons déjà abordé ce sujet dans Le Sorbonnard Déchaîné n°37. Cependant, depuis sa parution, quelques changements sont advenus, il convient que nous les étudions.

L’Université française n’est pas, loin s’en faut, un exemple d’égalité Femmes-Hommes. Plus nous montons dans la hiérarchie des universités, moins les femmes sont présentes. Pour endiguer ce problème patent, le gouvernement impose désormais la parité dans les conseils de l’université. Si ces réformes partent d’une bonne intention, permettre aux femmes d’être mieux représentées dans un milieu où elles sont depuis 30 ans majoritaires, elle pose cependant des problèmes pratiques. En effet, dans les conseils d’UFR, la parité engendre de sérieux problèmes, car il n’y a pas autant d’hommes que de femmes dans leurs effectifs propres. En LEA, par exemple, nous pouvons constater qu’il y a une très grande majorité de femmes, la parité empêchera donc certaines femmes qui le souhaiteraient de siéger dans ces conseils, au profit d’hommes. D’autres solutions doivent pourtant exister et mériteraient d’être étudiées, pour lutter contre la sous-représentation des femmes dans le milieu universitaire.

Un autre sujet qui est, malheureusement, toujours d’actualité doit mériter notre attention : le harcèlement sexuel à l’université. La réalité du harcèlement sexuel est bien souvent ignorée, et aucun chiffre à ce sujet n’est disponible. De plus, la procédure est complexe, les procès sont jugés par les pairs de l’accusé, rarement neutres, l’affaire ne peut être entendue qu’avec l’accord du Président de l’université, et seul l’accusé a la possibilité de faire appel de la décision. Il est heureusement possible, depuis peu, de demander un dépaysement de l’affaire, si la section disciplinaire ne semble pas neutre. Cet amendement de la loi, bien qu’allant dans la bonne direction, n’est cependant pas suffisant !

Nous demandons donc la tenue, au sein de notre université, d’une commission sur le harcèlement, notamment sexuel. Bien que la mise en place de solutions soit complexe, il est évident que la pire action à entreprendre face à ces pratiques est l’inaction.

Respect pour les élus !! Motion intersyndicale refusée par le CA

Dans la série « le respect de la démocratie universitaire n’étouffe pas notre présidence », le Conseil d’Administration a purement et simplement refusé la lecture d’une motion intersyndicale déposée au Conseil d’Administration du 13 décembre 2013 par l’AGEPS, la CGT, FO et le SNESUP, sous prétexte qu’elle avait été « déposée trop tard » (la veille). Quand on voit que les documents de plusieurs pages nécessaires à une séance sont parfois envoyés avec des délais plus courts encore, il semblerait que ce soit l’hôpital qui se moque de la charité… Voilà pourquoi nous avons affiché dans tous les centres de la Sorbonne la motion en question doublée du communiqué que nous avons réalisé pour dénoncer cette déplorable « politique de l’autruche » face aux réclamations des élus étudiants et BIATSS.

Vous pouvez les lire en ligne en cliquant sur le logo « Scribd » en bas de la prévisualisation, ou les télécharger en cliquant sur la flèche juste à côté.

Le Sorbonnard Nouveau est Arrivé (n°38bis)

Bonjour à tous,

Avant les vacances de Noël, nous vous proposons un LSD plus court que d’habitude sous forme de supplément double page au n°38. Il s’agit surtout de vous parler de l’actualité de Paris IV : démocratie étudiante bafouée par les décisions arbitraires de la présidence et du CA (mais après tout notre président n’a-t-il pas dit « La Sorbonne, c’est moi ? »), un historique des transformations subies par la Sorbonne au XXI° siècle, directement issu d’un manuel de 2050, une tribune de l’association de cursus les Géonautes accompagnée par un coup de gueule sur la suppression des chaires de papyrologie grecque et d’étruscologie, et un article très sceptique sur les emplois étudiants proposés par la fac. Enjoy !